La crise actuelle du capitalisme met aujourd’hui les travailleurs devant
deux options bien définies : continuer de subir un système économique et
social inégalitaire et autoritaire, ou construire des résistances pour
imposer une redistribution réelle, juste et égale, des richesses et faire
respecter nos acquis, nos droits et nos libertés.
Nous, syndicalistes révolutionnaires, anarcho-syndicalistes et
syndicalistes de luttes de classe, avons clairement fait notre choix. Nous
refusons de continuer à négocier nos défaites et, au contraire, nous
voulons organiser nos victoires. Pour cela, les grèves générales
interprofessionnelles et reconductibles, comme elles s’esquissent
actuellement dans certains pays, sont nécessaires pour faire plier nos
dirigeants économiques et politiques. La solidarité internationale sans
faille de tous les travailleurs, du Nord comme du Sud, de l’Ouest comme de
l’Est, est le garant pour ébranler le système politique et économique
capitaliste qui écrase sauvagement et quotidiennement nos droits et nos
libertés..
Il est de la responsabilité des organisations syndicales combatives de
tout faire pour renverser le rapport de force et mettre un terme au
chantage à la crise et aux politiques de destruction sociale qui
l’accompagnent. L’heure n’est plus aux complaintes sur les « excès du
libéralisme » ou à la « réforme par la négociation », l’heure n’est plus à
l’alternance politique, l’heure n’est plus au « dialogue social » truqué
et complaisant , non, l’heure est à la mobilisation !
Parce que nous estimons que l’exploitation a assez duré, parce que nous en
avons marre de travailler toujours plus vite et plus dur pour augmenter
leurs profits, parce que nous réclamons le droit à une santé, à une
éducation et à des transports publics et de qualité, parce que nous
réclamons le droit pour tous de circuler librement dans un monde sans
patries ni frontières, pour toutes ces raisons et bien d’autres encore,
nous appelons à la construction d’un syndicalisme de classe,
révolutionnaire, anticapitaliste et anti-autoritaire, anticolonialiste et
anti-impérialiste, seul capable de renverser le rapport de force.
Car nous affirmons, sans détour ni complexe, que le fondement de toutes
les crises économiques, sociales, écologiques ou internationales n’est
autre que le capitalisme. Car nous affirmons que derrière la logique de
profit se profile une logique de mort. Arrêtons le capitalisme tant qu’il
en est encore temps ! Luttons par la lutte syndicale et sociale pour
imposer un autre modèle de société, plus libre et plus juste, pour que
notre avenir ne soit pas notre présent en pire !
Les signataires :
CNT (France) Solidaridad Obrera (Espagne) ASSI (Espagne) SAC (Suède) Luta
Social (Portugal) ASOINCA (Colombie) CGT (Espagne) ODT (Maroc) Initiative
des Travailleurs - IP (Pologne) USI (Italie) SISA (Italie) FOB (Argentine)
ANDCM (Maroc) ESD (Maroc-Rif) USTKE (Kanaky) NGWF (Bangladesh) CLA
(Algérie) Collectif des Femmes Kabyles - ACFK (Kabylie) ESE (Grèce)
SINALTRAINAL (Colombie) CSP (Cameroun) CGT CI (Côte d’Ivoire) IWW (États
Unis et Grande Bretagne) Commission syndicale Voie Démocratique (Maroc)
UNSTB (Bénin)