Six jeunes ont été arbitrairement arrêtés lors de la manifestation de
soutien aux étudiants grecs vendredi 12 décembre à Paris.
La police a pris prétexte de ce que la manifestation n’était
pas autorisée, pour choisir au hasard quelques manifestants.
Après 48 heures de garde à vue, où pendant les premières 24 heures, ils
n’ont pu rencontrer ni avocat, ni médecin et où ils ont été menacés et
privés de sommeil, ils sont passés en comparution immédiate.
Ils ont été inculpés de violence en réunion contre la police, destruction
de biens publics en réunion et refus de prélèvement ADN. Ils risquent
jusqu’à 5 ans de prison. Face au manque de preuves, le juge a décidé
de reporter leur procès. Il aura lieu le 19 janvier (en pleine
période d’examens), au TGI de Paris, à 13 h 30, dans la 23e chambre
correctionnelle.
Ces arrestations arbitraires attestent de la volonté du gouvernement de
renforcer la répression contre le mouvement social. Sarkozy, dans les
dernières semaines de sa présidence européenne, a voulu témoigner sa
solidarité envers le gouvernement de droite de Caramanlis, qui fait face
en
Grèce à un mouvement social très important, justifié par l’assassinat par
la police d’un jeune de 15 ans et par des revendications sociales très
fortes.
C’est aussi un signal lancé pour décourager les nombreuses luttes sociales
qui ne manqueront pas de se développer avec l’aggravation de la crise
financière. Cette crise frappe en effet les couches populaires, dont les
jeunes, dans toute l’Europe.
Nous ne tolèrerons pas d’aussi graves atteintes aux libertés
individuelles et collectives. Ces jeunes n’ont commis le crime que de
manifester leur opinion et leur soutien à la jeunesse grecque.
On ne peut accepter qu’ils risquent 5 ans de prison pour avoir
simplement pris part à une manifestation.
Nous exigeons la relaxe pure et simple des 6 jeunes mis en cause et
l’arrêt des poursuites.
Nous appelons à un rassemblement lors de la tenue du procès lundi
19 janvier à 13 heures, métro Cité en face du TGI de Paris.
Liste des premiers signataires :
AC !, Alternative libertaire, APEIS,ARS Combat, ATTAC, ATTAC
Campus Quartier latin, CEDETIM, CNT, Collectif Droits Nouveaux,
Europe Solidaire sans frontières, Fédération des Tunisiens pour une
Citoyenneté des deux Rives, Fondation Copernic, FSE, FSU, Groupe
Communiste du Conseil de Paris, Groupe CRI, IPAM,
Jeudi Noir, LCR, Les Alternatifs, Marches Européennes, Marxistes
Unitaires, NPA, PCF, Réseau Féministe « Ruptures », RESPAIX Génération
Conscience, Réveil des Consciences, Stop Précarité, Union Syndicale
Solidaires.