Ce mercredi 13 janvier aura lieu au tribunal d’Amiens le procès en appel
des six « contis » qui sont accusés d’avoir saccagé la sous-préfecture de
Compiègne au printemps dernier.
Solidaire face à ces attaques, la CNT tient à saluer les camarades de
Continental pour la lutte exemplaire qu’ils ont mené en 2009 contre la
fermeture de leur entreprise, symbole d’espoir et source de courage pour
tous les travailleurs en lutte pour leur emploi et contre la dictature que
nous impose le système capitaliste dans les entreprises.
Et c’est bien ce symbole, dans un contexte où le capitalisme financiarisé
et mondialisé prend l’eau de toutes parts, que le gouvernement français a
tenté de détruire par la répression des six contis, dans le but de
dissuader tous les autres travailleurs de s’en prendre au système
économique et à son gendarme : l’État.
En l’absence de preuves, le gouvernement a donc concocté un montage
judiciaire suivi malheureusement par une justice plus sensible au maintien
de l’ordre qu’à l’avenir des 1120 salariés de Clairoix, sacrifié sur
l’autel des profits. Le procureur de la république du tribunal de
Compiègne a déterré pour l’occasion la loi « anti-casseurs », abrogée par
Badinter en 1981, afin de condamner les contis sans preuve de leur
culpabilité mais simplement du fait qu’ils étaient présents au moment des
faits. Le gouvernement aimerait ainsi créer une « jurisprudence
Continental », qui permettrait de criminaliser les mobilisations à venir.
Voilà pourquoi le soutien aux camarades de Continental est essentiel pour
faire preuve de la solidarité de classe nécessaire à notre temps, et
empêcher l’État d’ajouter une nouvelle pierre à son entreprise de
répression pénale de l’action militante et de la solidarité sociale.
La CNT exige donc l’abandon des poursuites à l’encontre des six camarades
de Continental injustement poursuivis.
TOUS A AMIENS LE 13 JANVIER !
RELAXE POUR LES SIX OUVRIERS DE CONTINENTAL !
JUSTICE SOCIALE !