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Édito :

Reprendre aux riches !

Chaque année, en automne, les
parlementaires étudient et votent
le Projet de loi de finance et le
projet de loi de financement de la sécurité
sociale. C’est un moment où sont donc discutés
les évolutions des prestations sociales,
des diverses allocations, de la fiscalité. Bref,
c’est un moment où se joue aussi les inégalités
sociales de ce pays. Concernant la fiscalité,
on a vu ces dernières années que
l’orientation était à la baisse des dépenses et
à la baisse de l’imposition des plus riches.
Cependant la bataille n’est pas finie puisque
les impôts et les prestations sociales jouent
toujours un rôle essentiel dans la réduction
des inégalités de niveaux de vie. Par ailleurs,
selon une étude de l’INSEE*, on constate
que 70 % de la réduction des inégalités de
revenus est due aux services publics

La bataille n’est pas finie, disions-nous. La
fiscalité a pris un tournant rétrograde ces
dernières années assurant de plus en plus la
fortune des riches. Les gouvernements sabrent
de plus en plus dans les prestations sociales.
A nous de relever la tête pour inverser
la tendance. Par ailleurs, on assiste à un véritable
saccage des services publics ces dernières
années. Travailleurs et usagers de ces
services ne s’y trompent pas puisqu’on voit
surgir de partout de multiples luttes de résistance
contre la destruction de ces services
publics (contre la fermeture d’hôpitaux, de
classes d’école, de bureaux de poste...). La
lutte pour la défense des services publics est
un axe important dans la répartition des richesses
comme nous le confirme cette étude
de l’INSEE. Nous devons tout faire pour défendre
nos services publics y compris pour
pouvoir mieux les dépasser par la suite car
ils sont un beau tremplin pour la socialisation
de l’économie.

Que ce soit dans toutes ces luttes sur les services
publics ou dans la rue le 11 octobre,
le mot d’ordre est bien : pour une répartition
égalitaire des richesses ! Le problème, c’est
que ça fait des années que les syndicats institutionnels
nous baladent avec des journées
d’action ou de grève éparpillées sur l’année.
L’automne dernier, la pression de la base a
permis de déborder et d’ébaucher ce que
pourrait être une véritable grève générale,
c’est à dire un blocage complet de l’économie.
Mais cela a été trop long à se mettre en
place. L’heure n’est plus à des démonstrations
de force épisodiques mais bien à la
construction d’une véritable grève générale
avec des syndicats servant à son élaboration,
sa stratégie (organiser le planning des
grèves), sa logistique (caisse de grève, cantine...),
sa dynamique (organisation d’actions).
C’est dans ce sens que nous devons
agir ! Pour la fin de la course au profit sur le
dos des travailleurs, pour la redistribution
des richesses, la CNT travaille à la construction
d’un syndicalisme anticapitaliste et
anti-autoritaire, pour la transformation révolutionnaire
de cette société. Si nous ne détruisons
pas le capitalisme, c’est lui qui nous détruira !

* Source : Insee, France portrait social édition
2008. Année des données : 2006,
France métropolitaine