On vit dans la crise. Ca dure depuis 30 ans et, on le sait tous, ça va
encore durer. Nos politiciens s’emploient assez à nous le répéter : il va
falloir se serrer la ceinture et renoncer encore à quelques acquis sociaux
car on ne peut vraiment pas faire autrement.

Pourtant c’est sans aucune honte que les entreprises du Cac 40 qui, à
travers le Medef et le gouvernement s’emploient à « détricoter les acquis
sociaux », viennent d’annoncer 83 milliards d’euros de bénéfices pour
2010.
Une partie de ces milliards, accumulés par la sueur des salariés,
permettraient très largement d’assurer les besoins élémentaires de toute
la population hexagonale et de maintenir et de développer les solidarités.
Et comme une partie de ces sommes provient des activités d’entreprises
françaises à l’étranger, la distribution des richesses à tous les
travailleurs de ces régions serait, plus que jamais, le meilleur moyen de
lutter contre la pauvreté.
Au lieu de ça plus de 40 de ces milliards seront reversés aux actionnaires
sous forme de dividendes, creusant encore un peu plus les inégalités
sociales entre riches et précaires, entre rentiers et travailleurs.
Pour rappel, les profits des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 89%
depuis 2009. Pas mal en pleine « crise ».
Il faudra bien rappeler ce genre de chiffres aux escrocs qui veulent nous
faire croire que cette crise touche tout le monde alors qu’elle n’est rien
d’autre qu’un argument des capitalistes pour justifier leurs politiques
toujours plus antisociales.
En tous cas, comme le chantent les cortèges de la CNT, « De l’argent, il y
en a dans les caisses du patronat » et un mouvement social d’ampleur,
comme celui de l’automne dernier, serait l’occasion de rappeler quelques
principes de justice sociale à ceux qui nous gouvernent. En attendant de partager nous-mêmes le gâteau !