Depuis plusieurs semaines, les incidents s’enchaînent dans les antennes de
Pôle Emploi, montrant l’échec de la dernière fusion ANPE / Assédic.

Prise d’otage il y a 8 jours, tentative de suicide ce lundi, pas une
semaine ne se passe sans que des heurts ne se produisent, que ce soit du
côté des chômeurs ou des salariés.
La mise en place de Pôle Emploi en remplacement de l’ANPE et des Assedic
avait vu une véritable levée de bouclier de la part des syndicats. La
mise en place des pires méthodes de management dédiées à la gestion des
chômeurs n’a pas fini de produire du désespoir.

D’un côté les travailleurs des Pôle Emploi se retrouvent à gérer jusqu’à
250 demandeurs d’emplois chaque mois, ne pouvant suivre correctement
chaque dossier. De l’autre côté les chômeurs se retrouvent infantilisés
avec des menaces constantes de radiation à la moindre incartade, au
moindre rendez-vous qu’ils ne pourront pas honorer ou à un coup de fil
auquel ils n’auront pas répondu. Ils se retrouvent systématiquement
suspecté d’être des profiteurs, dans la lignée de la rengaine
« anti-assisté » régulièrement ressortie par l’UMP.

Face à cette détresse et à ces mauvaises conditions de travail, la
direction de Pôle Emploi ne trouve rien d’autre à proposer que la mise en
place de vigiles et de caméras de vidéo-surveillance. Elle nous rappelle
France Telecom qui face aux multiples suicides dans son entreprise
promettait d’installer des fenêtres ne s’ouvrant pas. Bref, la direction
n’est pas prête à embaucher des personnels en nombre suffisant pour
permettre aux demandeurs d’emplois d’être suivis dans de bonnes
conditions.

Cette situation dramatique nous rappelle qu’il est impératif de partager
le travail et les richesses entre tous. C’est contre cette précarité que
la CNT vient de lancer une [campagne pour une répartition égalitaire des
richesses.