Deux mois que le gouvernement Hollande est au pouvoir et on voit déjà qu’à
la virgule près, il aura la même politique économique et sociale que la
droite.
Après avoir annoncer une hausse du Smic honteusement faible, Hollande
prépare le terrain à sa politique de rigueur qui ne sera rien d’autre que
la politique d’austérité que Sarkozy nous promettait. En effet lorsqu’il
parle des "efforts que chacun est prêt à consentir", on voit bien vers qui
se tourne son regard, et comment les "efforts" pourront rapidement se
transformer en reculs sociaux.
Dans le même temps le gouvernement ne sait pas quoi faire lorsque PSA
annonce la disparition de milliers de postes alors même que l’entreprise a
distribué plus de 250 millions de dividendes en 2011 après avoir largement
profité des aides de l’Etat. Là encore, pendant qu’Hollande tergiverse le
droit des actionnaires continue de passer devant le droit des populations
à vivre dignement.
Du côté des fonctionnaires l’enfumage est total : déshabiller Paul pour
habiller Jacques, le tout orchestré par des effets d’annonces basés sur
des chiffres ridiculement faibles et dont la quantité sera sans effets
perceptibles sur le terrain. D’ailleurs si certains secteurs sont annoncés
comme protégés, d’autres comme la santé, se voient littéralement oubliés.
Ici aussi la stratégie de division au sein de la fonction publique
fonctionne à plein régime, non sans rappeler l’aire Sarkozy.
Pourtant contrairement à ce que veut nous faire croire le discours
dominant nous ne sommes pas devant une fatalité mais devant un choix,
celui de savoir qui on veut favoriser : les possédants ou l’humain.
Hollande ayant choisi de sauvegarder les intérêts de la minorité des
actionnaires, les travailleurs n’ont que leur propre volonté pour inverser
le cours des choses par la mise en place d’un mouvement social massif, au
sein duquel devra se poser avec acuité la question de la grève générale.