Comme chaque année avec l’arrivée de l’hiver, on assiste au retour d’un
drame : les SDF meurent de froid. Le gouvernement verse des larmes de
crocodiles et les ministres rivalisent en fausses compassions dans leurs
déclarations. Il est plus qu’écœurant de constater à quel point cette
information est devenue un tel « marronnier ».

Le froid tue en hiver, certes, mais il ne tue que ceux qui dorment et
vivent déjà dehors, dans des abris de fortune ou sans abris du tout, dans
la rue, dans leur voiture ou une caravane, ou dans les bois, comme de
récents reportages l’ont fait remarquer. Ces personnes vivent dans de
telles conditions toute l’année et on fait semblant de le découvrir chaque
hiver.

Ces gens sont pour certains des « exclus », ils n’ont pas de travail ou de
logement depuis des années. Mais ce ne sont pas les seuls. Nombre d’entre
eux sont des travailleurs pauvres, salariés à temps partiel, mais aussi à
temps plein, du privé comme de la fonction publique, comme quoi les
privilèges...

Maintenant le gouvernement veut nous faire croire, comme chaque année,
qu’il essaie de régler le problème des sans logis. Il en est pourtant en
grande partie responsable. Les gouvernements ces dernières années n’ont
fait que renforcer ces situations en réduisant les impôts des plus riches,
en précarisant les travailleurs, en multipliant le temps partiels et les
heures supplémentaires contre des CDI à temps plein, en refusant
d’augmenter significativement le SMIC et en entreprenant une politique de
démantèlement des services publics.

Sans oublier la question même du logement. Car si certains n’ont pas de
toit pour dormir, c’est bien parce que d’autres cumulent les résidences
secondaires, spéculent sur des logements laissés vides ou se goinfrent de
dividendes obtenus sur le dos de travailleurs exploités.

Le gouvernement trouve des milliards pour ses amis les banquiers et
patrons, mais n’a que des miettes pour l’urgence et le logement social. Il
laisse se développer la misère dans un monde qui n’a jamais autant
produit.

Contre l’exploitation et la régression sociale, imposons la redistribution des richesses !