
L’intersyndicale appelle ce mardi à « une journée de mobilisation », mot
d’ordre peu en adéquation avec la sévérité des successifs plans
d’austérité annoncés par Sarkozy.
Depuis des mois en France comme dans le reste du monde, les gouvernements
multiplient les plans d’austérité pour tenter de convaincre les agences de
notation de sauver leurs notes respectives.
Dans les pays touchés, le mouvement social s’est organisé pour répondre
avec une force proportionnelle à la violence de ces attaques
anti-sociales.
Pourtant, en France, l’intersyndicale - qui rejette la participation de la
CNT - se contente d’appeler ce mardi 13 novembre à une simple journée de
mobilisation, excluant toute forme de mobilisation pouvant induire la mise
en place d’un rapport de force.
Comme pour le mouvement des retraites aucun calendrier stratégique n’est
préparé,aucun appel à la formation de caisses de solidarité n’est mis en
place et l’intersyndicale navigue à vue avec comme seul objectif
l’obtention de négociations permettant de sauver, à la marge, des bribes
d’acquis sociaux, alors que ceux-ci vont une nouvelle fois être dépecés.
Il est bien entendu nécessaire de rappeler que cette crise n’est pas
imputable aux travailleurs mais bien à la finance et aux politiques
successives qui par l’ensemble des cadeaux fiscaux dont elles ont fait
bénéficier les plus riches, ont petit à petit vidé les caisses des
systèmes de solidarité.
Si certains syndicats de notre confédération, aux vues de leurs situations locales ont lancé des
appels à participer à la mobilisation du 13 décembre (et ils ont eu
raison), la CNT dans son ensemble n’appelle pas les travailleurs à prendre
part aux rassemblements de ce mardi.
En revanche les syndicats de la CNT sont mobilisés pour interpeller les
travailleurs sur la nécessité de préparer une riposte d’ampleur face aux
prochaines mesures d’austérité qui ne manqueront pas d’émailler les
semaines à venir.
La campagne actuellement menée par les syndicats sur "La répartition
égalitaire des richesses" en est une illustration.