Les rendez-vous des manifestations du 20 novembre


Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place poursuit ses offensives contre
les travailleurs pour le compte du grand patronat et des plus nantis :

- Briser un système de retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves
sur le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation des
travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.

- Poursuivre la casse des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une
attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin
d’orchestrer plus certainement leur privatisation.

Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par répartition offrent, dans la
perspective capitaliste, des opportunités formidables de privatisation et de marchandisation
à hauteur de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.

Nous faire travailler plus longtemps et casser les services publics ?

C’est certainement l’objectif du gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le système
actuel de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et d’appliquer un
système de décote qui contraigne les travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se
tourner vers des complémentaires privées, ou à survivre de petits boulots ultraprécaires et
de misérables expédients. Le train d’attaque a commencé par les régimes dits « spéciaux »
mais le reste du secteur public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de stratégie,
la donne est claire, il s’agit de diviser les secteurs entre eux et de les faire imploser à terme,
mais en attaquant de toutes parts. Vieille recette « à la Thatcher », héritée de ses maîtres
américains, qui a fait ses preuves en dégâts sociaux au Royaume-Uni.
Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction Publique 2012 », derrière ses
allures prétentieuses de consultation devrait mener, sur cinq ans, à la suppression de près
de 200 000 postes. Ce sont déjà 15 000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en
2008. Les conditions de travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se
dégrader de plus en plus.

De l’argent il y en a dans les caisses du patronat !

Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de 200 milliards d’euros
depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes professionnelles de France a augmenté,
rien qu’en un an, de 80 milliards d’euros.
Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc une grande occasion de se
mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et
d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18 octobre a été une réussite, dans les transports,
mais aussi dans plusieurs autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement,
une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner
il faut que tous les secteurs se battent ensemble.

Alors mettons-nous toutes et tous en grève le 20 novembre 2007

Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales et mettons en débat nos
revendications, la reconduction et la lutte interprofessionnelle.

GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE !

Dés le mardi 20 novembre 2007 !