Les 15 et 16 janvier, le Front National réunit son 14e Congrès. Congrès
fortement médiatisé puisqu’il marque la fin de la présidence de Jean-Marie
Le Pen.
Quoiqu’il en soit, ce parti pilier de l’extrême droite française de

ces dernières décennies, continuera de jouer son rôle de chien de garde du
Capital, son rôle de défenseur des intérêts de la bourgeoisie (à l’image de
la fortune de Mr Le Pen).
Et ce n’est pas le changement de présidence qui transformera ce parti comme
tente de nous le faire croire la moderne communicante Marine Le Pen. Cette
femme politique tente de se faire passer pour une femme progressiste tandis
qu’elle montre son vrai visage lorsqu’elle compare les musulmans faisant la
prière dans la rue aux occupants nazis.
Ce parti est le champion de la stratégie Sarkozyste : diviser pour mieux
régner. Diviser entre bons et mauvais français, musulmans et catholiques,
blancs et arabes, hommes et femmes... Or, en tant que syndicalistes nous
savons que c’est l’union qui fait la force. C’est l’union de tous les
travailleurs quelque soit leur nationalité, couleur de peau, religion ou
sexe qui permettra d’en finir avec cette société de classe et d’aboutir à
une juste répartition des richesses. Toute stratégie de division ne vise en
réalité qu’à maintenir l’hégémonie des possédants du Capital.
Présenter le FN comme un ardent défenseur des petites gens est un mensonge populiste permanent. Il est intéressant de constater qu’à chaque mouvement social ce parti se tait. Lui qui se présente comme un défenseur des travailleurs ne peut dans ces moments communiquer tant ses positions sont aux antipodes de celles qu’expriment la majorité des français durant ces
mouvement sociaux. Il en fut ainsi lors du récent mouvement sur les
retraites.
Assurément, ce parti et son congrès n’ont rien de bon à apporter aux
travailleurs. Il trouvera toujours sur son chemin la CNT pour lui barrer la
route.