Les différents plan d’austérité décidés dans chaque pays européen ne
manquent jamais d’instaurer des sacrifices sociaux supplémentaires. La
Grèce et l’Espagne viennent encore de le subir de plein fouet ces derniers
jours, les travailleurs étant une nouvelle fois utilisés pour sauver les
bénéfices des plus riches.
Face à cet état de fait alarmant la riposte reste toujours aussi mesurée
et l’intersyndicale nationale n’a pas réussi à se mettre d’accord sur
autre chose qu’une simple journée de mobilisation, excluant
majoritairement le recours à la grève.
Pourtant à l’opposé de la nécessité d’une quelconque « Union Nationale »
que la majorité des candidats à la présidentielle tentent de nous faire
gober, en nous promettant « du sang et des larmes », il est urgent de
porter un autre discours. Un discours qui fasse appel à un véritable
partage des richesses. Car les bénéfices sont toujours largement
redistribués à ceux qui en ont le moins besoin. Si le chiffre des
bénéfices du CAC 40 pour 2011 n’est pas encore tombé, ceux du premier
semestre montraient déjà une hausse de plus de 10%.
Bref, l’argent est là, il ne reste qu’à défendre un autre discours et un
autre projet de société.
C’est ce que feront certains syndicats de la CNT en se joignant aux
mobilisations du 29 février pour défendre l’idée d’une solidarité
internationale entre les travailleurs et la nécessité d’une grève
générale, seule à même d’amener le rapport de force permettant d’obtenir
une redistribution des produits du travail.
La CNT poursuit d’ailleurs sur le terrain sa campagne « pour un partage
égalitaire des richesses. »
