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La Bourse des travailleurs
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Édito : Partageons les richesses !
C’est la rentrée ! Alors pour bien
nous casser les pattes on nous
ressort le coup de la crise. La dette, la dette,
la dette ! Serrez vous la ceinture qu’ils nous
disent ! Après la Grèce viendra le tour de la
France d’être en faillite. Mais quand va donc
cesser cette escroquerie ? Eh bien quand
Nous le déciderons ! Quand nous nous unirons
pour dire stop à tous ces mensonges,
stop à cette exploitation de la misère.
Qu’on en juge. La dette française s’élève à
un peu plus de 1600 milliards d’euros. Un
chiffre colossal que nous avons peine à nous
représenter. Mais qui dit dette dit emprunt
et donc intérêt. Aujourd’hui, un prêt signifie
forcément qu’on paye des intérêts à la
banque mais cela n’a pas toujours été le cas.
Jusqu’en 1973, l’Etat pouvait emprunter de
l’argent à la banque de France sans intérêts
pour se financer. Après, cela a été interdit et
l’Etat est obligé depuis de passer par les
banques privées pour se financer. Depuis
1973, nous avons donc versé plus de 1400
milliards d’euros d’intérêts aux requins de la
finance. Si on n’avait pas payé ces intérêts,
on arriverait donc à une dette de 200 milliards
d’euros et quand on sait que les exonérations
de cotisations sociales
représentent plusieurs dizaines de milliards
d’euros par an, on se dit que cette dette n’est
que du vent. C’est une fabrication politique
pure qui vise à en mettre plein les poches
aux banquiers et autres capitalistes. Au niveau
des autres pays de l’Europe ou de l’Europe
tout court c’est la même histoire. Pire
on est en train de se faire de l’argent sur la
misère des travailleurs Grecs en leur prêtant
de l’argent à des taux exorbitants alors que nous empruntons ce même argent à des taux
faibles. Elle est belle la solidarité des marchés
!
Ils veulent qu’on se serre la ceinture mais
eux continuent à se faire péter le bide. Pendant
ce temps la ceinture devient un anneau
gastrique pour de plus en plus de monde.
L’Insee nous révélait cet été que 13,5 % des
français vivait sous le seuil de pauvreté soit
8,2 millions de personnes vivant avec moins
de 954 € par mois. Plus dramatique encore,
4,1 millions de personnes en France vivent
avec moins de 773 € ! Le nombre de personnes
vivant en dessous du seuil de pauvreté
n’a cessé de baisser des années 70 aux
années 90 puis a stagné jusqu’en 2000. Depuis
2002, ce nombre est en augmentation,
résultat d’une véritable destruction de nos
droits sociaux, de nos caisses de solidarité
(Sécu, retraite, chômage) et de nos services
publics. Le résultat est là : une société indigne
! Comment vivre aujourd’hui avec
954 € ? Une fois qu’on a payé son loyer et
ses factures, que reste-t-il ? Cela nous
amène aussi à constater que la revendication
de la hausse du smic apparaît ici plus que
légitime tant celui-ci est proche du seuil de
pauvreté !
Assurément, il nous faut mettre un terme à
cette vaste fumisterie. Les incapables qui
gèrent ce monde ont réussi à nous enfumer
une première fois avec la crise de 2008 en
filant tout notre pognon aux banquiers mais
là si on les laisse faire une deuxième fois,
on va tous se retrouver à poil, sans boulot,
sous le seuil de pauvreté. Alors réagissons,
construisons l’offensive sociale
pour un autre futur.