La CNT appelle à la grève et à manifester le jeudi 29/01/09. RDV cortège CNT : 10H30 à l’angle Lieutaud - Canebière
A l’heure où patrons et gouvernements veulent nous faire payer leur crise, il est grand temps que la peur et l’anxiété changent de camp... Toutes et tous en grève et dans la rue, débattons des suites de la grève sur nos lieux de travail !
GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE LE 29 JANVIER : UNE 1° ÉTAPE !
Hold up financier !
L’arbre ne doit pas cacher la forêt : ce sont
toujours les mêmes qui payent.
Et les possédants du Capital continuent leur
extorsion multiforme et régulière : aujourd’hui
sous couvert des subprimes, ils prolongent et
camouflent le détournement de fonds publics
vers des intérêts particuliers : subventions
diverses, allégements sociaux, évasion fiscale,
exonérations fiscales, boucliers fiscaux,
paradis fiscaux...
Non, le capitalisme n’est pas devenu "fou" !
Le capitalisme n’a pas de morale ; il vend tout,
il achète tout, de l’armement aux médicaments,
et ponctionne ses profits sur le travail
des salariés.
Quand Sarkozy parle de « moralisation du
capitalisme financier », c’est son mensonge
qu’il faut retenir.
Et son hypocrisie, à lui qui pilote la commission
Coulon sur la dépénalisation du droit des
affaires, qui siphonne 22 milliards aux PEP
(Pland’EpargnePopulaire) en cadeau aux
Entreprises, qui pompe les Livrets Apour
abreuver les banques d’affaires !
Lui dont la politique est celle des privilégiés et
des grandes fortunes, dans le mépris et le traitement
sécuritaire des classes sociales en difficulté
(répression, atteintes au droit de
grève...).
Car la crise financière permet aujourd’hui au
Capital d’accélérer les régressions sociales, la
dégradation des droits à la santé, au logement
et à la retraite, le sabotage des services
publics par les privatisations et les suppressions
massives de fonctionnaires, le gel des
salaires et l’inflation, la récession économique,
la hausse du chômage et la généralisation
de la précarité, …
Puisque nos élites dirigeantes ne feront rien
pour les travailleurs, autant que ces derniers
récupèrent les milliards pas encore dilapidés
pour faire œuvre commune. Ces milliards
récupérés à juste titre seraient mieux utilisés
que s’ils restent dans les poches des banquiers
qui ont spéculé et sont à ce titre
responsables de la crise. L’alternative est la
suivante : ou on se fait plumer ou on récupère
notre dû. Et ce n’est pas avec une série de
grèves sectorielles de 24 H qu’on arrivera à
inverser la tendance.
Les confédérations syndicales “responsables”
(comme les aime Sarkozy) que nous n’avons
pas tellement vu monter au créneau mériteraient
d’avoir aussi le retour du bâton pour ne
pas avoir voulu fédérer les luttes dans un
mouvement d’ensemble. Souhaitons que les
conflits se multiplient ! Il est grand temps que
la peur et l’anxiété changent de camp…
La grève interprofessionnelle du jeudi 29 janvier
peut en être une étape, si les travailleurs
organisent des AG et posent la question de la
reconduction de la grève !
Pour l’emploi, pour les salaires :
travaillons tous, moins et autrement
et partageons les richesses !