
Les plus réactionnaires en rêvaient, Sarkozy l’a fait !
Les ministres, à travers différentes déclarations, avaient déjà testé le
terrain lors des derniers mois. La réaction sociale s’étant faite attendre
certains socialistes ayant même carrément adoubé l’idée – le
gouvernement en a profité pour faire passer une des mesures les plus
cyniques de toute
sa gouvernance.
C’est donc presque fait, les « assistés » qui « profitaient » grassement
du RSA vont être remis au travail sept heures par semaine pour des
clopinettes. On savait que la droite tentait tout pour affaiblir le Code
du Travail, elle l’assomme en créant le « travail non rémunéré ». Sarkozy
a revisité ainsi son célèbre slogan de campagne en « travailler plus pour
même pas un salaire » !
Mais en plus de ce travail forcé, on se demande ce que vont être les
emplois pourvus par ces Rsastes ? Le gouvernement parle, par exemple de
les faire travailler dans les écoles. On peut légitimement se demander
s’ils ne vont pas remplacer les personnels déjà en place qui, une fois
revenus au RSA, pourront ensuite retourner bosser gratos ?
Poursuivre la déconstruction de la Sécu.
Décidément pas une semaine ne passe sans que la Sécu ou les systèmes de
solidarité ne soient attaqués. Après les déremboursements de médicaments,
les plus faibles revalorisations des prestations sociales ou l’avancement
de la réforme des retraites c’est au tour des congés maladie de payer. En
ajoutant un jour de carence aux salariés du privé et en en créant un pour
ceux du public, le gouvernement envoie un message fort aux salariés : on
détricotera le système de santé social pierre par pierre.
Pourtant toute cette esbroufe autour de la lutte contre les « fraudes
sociales » ne réussit pas à dissimuler la réalité des chiffres. En effet,
les rapports officiels attestent que les détournements de financements
représentent 80% des pratiques de fraudes sociales ! Oui, 80% de la
fraude est le fait des employeurs. Pourtant le gouvernement refuse
obstinément de mettre en place quoi que ce soit de ce côté-là.
Comme à chaque annonce, Sarkozy tape sur les plus pauvres pour mieux
sauver les parts du gâteau des possédants. Il en profite aussi pour
diviser un peu plus la population, entre « bons français qui travaillent »
et « assistés qui profitent des allocations ».
La CNT rappelle que seul un mouvement social large et organisé par la base
pourra faire reculer ces politiques antisociales.
